La dernière mise à jour officielle de Service‑Public (23 janvier 2025) indiquait 25 ZFE actives en 2025. Service‑Public précise que ces informations peuvent évoluer : il faut donc vérifier la situation 2026 avant chaque mission.
Le cadre légal s’appuie sur la loi d’orientation des mobilités (2019) et la loi Climat et résilience (22 août 2021). Les agglomérations de plus de 150 000 habitants devaient mettre en place une ZFE avant le 31 décembre 2024.
Outils officiels à connaître
Service‑Public recommande plusieurs outils pour vérifier vos déplacements :
- le site Mieux respirer en ville pour consulter les ZFE actives
- l’outil Itinériz pour simuler un trajet et vérifier l’autorisation de circulation
- le simulateur Crit’Air et le site officiel pour commander la vignette
IK : sécuriser vos trajets
Les indemnités kilométriques reposent sur des kilomètres effectivement parcourus et justifiés. Le barème inclut carburant, assurance et entretien, mais péages et parkings restent déductibles à part, avec justificatifs.
En pratique :
- conservez un relevé précis des trajets (dates, adresses, motifs)
- documentez les éventuels détours liés aux restrictions ZFE
- gardez les justificatifs de frais annexes
Pour centraliser vos trajets, vous pouvez utiliser le simulateur d’indemnités kilométriques.
Dossier minimal à constituer pour un trajet en ZFE
Quand un déplacement professionnel traverse une zone à faibles émissions, le plus important n’est pas seulement la distance finale. Il faut aussi pouvoir expliquer pourquoi cet itinéraire a été retenu, si un détour a été nécessaire et si le véhicule utilisé pouvait effectivement circuler dans la zone concernée.
En pratique, un dossier propre contient généralement :
- le motif professionnel du déplacement
- la date du trajet et les adresses de départ et d’arrivée
- l’itinéraire retenu ou, en cas de détour, une preuve simple de la contrainte rencontrée
- les justificatifs annexes éventuels (péage, stationnement, réservation, rendez-vous)
Si une ZFE vous oblige à modifier votre parcours habituel, notez-le tout de suite. C’est ce genre de détail qui évite, plusieurs mois plus tard, un kilométrage qui semble incohérent faute d’explication.
Ce qu’il faut vérifier avant de rembourser ou déclarer
Avant de valider vos IK, posez-vous quatre questions :
- Le véhicule était-il autorisé à circuler ?
- Le trajet retenu correspond-il à la mission réellement effectuée ?
- Les kilomètres déclarés incluent-ils seulement le professionnel ?
- Les frais hors barème sont-ils séparés du calcul kilométrique ?
Cette méthode est utile aussi bien pour un indépendant que pour une entreprise qui rembourse des salariés. Elle permet de garder un relevé lisible, surtout lorsque plusieurs missions passent par des zones réglementées différentes au cours d’une même semaine.
Dans un environnement réglementaire mouvant, cette rigueur documentaire protège davantage qu’un simple relevé kilométrique approximatif.
À retenir
En 2026, la conformité dépend autant du respect des zones que de la traçabilité des trajets. Vérifier la règle locale et garder des preuves claires reste la meilleure protection.
Sources