Au 1er février 2026, les tarifs des péages ont été révisés avec une hausse moyenne annoncée de +0,86 %. Cette revalorisation annuelle varie selon les réseaux autoroutiers et les itinéraires. Le point officiel a été publié le 2 février 2026 par Service‑Public.
Ce qui change en 2026
Voici les hausses publiées pour les principaux réseaux concédés (véhicules légers catégorie A1) :
- APRR : +0,94 %
- AREA : +0,95 %
- ASF : +0,62 %
- Cofiroute : +1,21 %
- Escota : +0,62 %
- Sanef : +0,70 %
- SAPN : +1,00 %
Ces hausses sont la traduction de la révision annuelle des contrats entre l’État et les concessionnaires autoroutiers.
Péages et indemnités kilométriques : la règle fiscale
Le barème kilométrique inclut déjà l’usure du véhicule, l’entretien, l’assurance, les pneus et le carburant. En revanche, les péages et parkings ne sont pas inclus : ils peuvent être ajoutés en supplément, à condition de pouvoir présenter les justificatifs.
Si vous remboursez des IK ou si vous déduisez vos frais au barème :
- traitez les kilomètres au barème officiel
- ajoutez les péages sur une ligne distincte
- conservez les justificatifs (billets, factures, relevés télépéage)
Comment gérer simplement en entreprise
- Centralisez les tickets de péage par mission.
- Rattachez chaque péage à un trajet professionnel précis.
- Conservez les preuves avec le relevé kilométrique.
Pour sécuriser vos calculs et éviter les doublons, vous pouvez aussi utiliser le simulateur d’indemnités kilométriques et compléter avec les justificatifs associés.
Exemple simple de traitement correct
Prenons un déplacement client de 180 km avec autoroute :
- les kilomètres sont calculés au barème fiscal ;
- le péage est ajouté à part ;
- le parking éventuel reste lui aussi sur une ligne distincte.
Cette séparation est essentielle. Si vous incorporez le péage dans le montant kilométrique “global”, vous perdez la lisibilité du dossier et vous compliquez inutilement une vérification ultérieure.
Checklist avant validation
Avant de rembourser ou de déclarer vos frais :
- vérifiez que le trajet est bien professionnel ;
- conservez la preuve du péage ou le relevé télépéage ;
- rattachez chaque dépense à une mission identifiable ;
- gardez une distinction nette entre barème, péages et parkings.
Ce cadre simple suffit généralement à produire un relevé beaucoup plus clair pour la comptabilité comme pour un éventuel contrôle.
Plus la séparation est lisible dès l’origine, moins vous aurez de corrections à faire lors de la clôture ou d’un contrôle ciblé.
C’est aussi la meilleure façon d’éviter un remboursement imprécis, où l’on ne sait plus ce qui relève du trajet lui-même et ce qui relève des frais supplémentaires.
Un dossier simple, mais bien ventilé, est presque toujours plus robuste qu’un total global impossible à expliquer.
Cette lisibilité protège aussi l’entreprise lorsqu’un trajet doit être justifié longtemps après la mission.
Elle évite aussi les doublons de remboursement, fréquents quand les postes de frais ne sont pas séparés dès le départ.
À retenir
La hausse 2026 est modérée, mais la conformité dépend surtout de la séparation claire entre kilomètres (barème) et frais externes (péages, parkings). C’est cette distinction qui protège en cas de contrôle.
Sources