Fin novembre 2025, l’Union française des industries pétrolières (UFIP) estime que le prix des carburants pourrait augmenter d’environ 4 à 6 centimes par litre à partir du 1er janvier 2026. Cette estimation est liée au renforcement du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), qui augmente les obligations des fournisseurs d’énergie.
Il s’agit d’une estimation relayée par la presse, et non d’un tarif fixé par l’État. Les prix restent libres et peuvent varier selon les stations et les zones.
IK : pourquoi vos calculs ne changent pas
Le barème kilométrique inclut déjà le carburant, l’assurance, l’entretien et l’usure du véhicule. Si vous utilisez le barème officiel, vous n’avez pas à ajuster vos IK en fonction du prix du litre.
En revanche :
- si vous déduisez vos frais réels, vous devez conserver toutes les factures de carburant
- les péages et parkings restent des frais distincts et déductibles en supplément avec justificatifs
Pour éviter les erreurs, vous pouvez utiliser le simulateur d’indemnités kilométriques et archiver vos preuves de dépenses au fil de l’eau.
Bonnes pratiques en 2026
- Séparez systématiquement les IK et les frais annexes.
- Conservez les justificatifs au minimum trois ans.
- Mettez à jour vos tableaux à chaque changement de barème officiel.
Ce qu’un professionnel doit suivre concrètement
Une hausse du prix à la pompe peut avoir un impact réel sur votre trésorerie, mais pas forcément sur votre méthode de calcul. Si vous utilisez le barème kilométrique, votre sujet principal n’est pas de refaire la formule à chaque variation du litre, mais de garder un suivi propre des kilomètres et des frais qui restent hors barème.
Le bon réflexe consiste à distinguer trois blocs :
- les kilomètres indemnisés selon la grille officielle ;
- les frais annexes remboursables séparément, comme les péages et parkings ;
- les dépenses de carburant suivies à part uniquement si vous êtes dans une logique de frais réels.
Autrement dit, la hausse évoquée par l’UFIP peut modifier votre coût d’usage perçu, mais elle ne change pas la mécanique des IK tant que vous restez sur le régime forfaitaire. C’est une nuance importante, car beaucoup de tableaux Excel mélangent encore remboursement kilométrique et tickets de carburant dans une même ligne.
Exemple de lecture simple
Prenons un professionnel qui parcourt régulièrement des kilomètres pour des rendez-vous clients :
- s’il choisit le barème kilométrique, il applique la formule officielle et n’ajoute pas l’essence en supplément ;
- s’il travaille en frais réels, il suit alors ses dépenses une par une, avec les factures correspondantes.
Le risque n’est donc pas tant la hausse du carburant que le mauvais choix de méthode ou le mélange entre deux logiques comptables incompatibles.
Pour une gestion sereine, décidez d’abord si vous êtes au barème ou aux frais réels, puis tenez-vous à cette logique sur toute la période de calcul concernée.
À retenir
La hausse annoncée est une estimation UFIP et non une règle fiscale. Elle ne change pas la mécanique des IK, mais elle renforce l’intérêt d’un suivi propre et documenté.
Sources